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Métavers et immobilier : déjà la fin d’un empire ?

Patatras ! Les nouvelles opportunités immobilières dans le métavers étaient sur toutes les bouches…jusqu’à ce que ne tombe ce bilan. La récession ne touche pas seulement l’immobilier réel, les propriétés virtuelles connaissent elles aussi leur première crise dans le métavers. Actuellement, tout serait en chute libre : volume des transactions, prix des biens et fatalement, intérêt des investisseurs… On fait le point sur cette crise des subprimes 3.0. 

 

DE L’ENCHANTEMENT À LA DÉSILLUSION

L’émulation autour de l’immobilier et du métavers a commencé dès l’été 2021 pour arriver à son paroxysme au mois de novembre. Les noms et les bases étaient fixées : blockchain, cryptomonnaies, NFT, métaversrebranding du groupe Facebook en Meta. Durant cette période, les transactions dans le métavers ont battu leur plein. 229 millions de dollars de propriétés virtuelles se sont vendues dans le métavers sur Decentraland et Sandbox via, au total, 16 000 ventes.

De novembre 2021 à juin 2022, c’est la décadence. Durant cette période, Decentraland et Sandbox accusent le coup d’une baisse de 97% des transactions immobilières, selon les données de WeMeta reprises par The Information. Elles enregistrent 2000 ventes et estiment ces ventes à 8 millions de dollars. La faute à une baisse du prix moyen du terrain.  En février 2022, il était de 16 300 $ mais n’était plus que de 3300 $ en juin, soit une baisse de près de 80 %.

APRÈS LA LUNE DE MIEL, LE RETOUR À LA RÉALITÉ

Le cours du Bitcoin est extrêmement bas depuis quelques mois. La santé des cryptonommaies n’a donc pas dû arranger ce phénomène. Néanmoins, la source du problème ne réside pas là, en ce qui concerne le métavers immobilier. À Noël, les enfants sont tout enthousiastes lorsqu’ils découvrent leurs cadeaux. Cet enthousiasme diminue ensuite progressivement. C’est un peu ce qui s’est passé entre les investisseurs immobiliers et le métavers. La ferveur est juste retombée.

Selon Les Numériques, beaucoup d’investisseurs ont été refroidis par le manque de maturité d’un marché somme toute, encore fictif. Ces derniers mois, on a vu émerger un hôtel, un centre commercial, des musées ou encore des biens virtuels, mais sans avoir d’écho sur leur véritable valeur ajoutée. Sans compter que l’audience n’est pas encore au rendez-vous. Selon une étude menée par Censuswide pour Productsup, les consommateurs (de façon générale) restent dubitatifs quant à l’utilité du métavers.

LE MARCHÉ DU MÉTAVERS IMMOBILIER DOIT GAGNER EN MATURITÉ

C’est la conclusion de cette tendance. Puisque le métavers demeure avant tout un vaste projet virtuel en chantier, il n’y a pas de raison d’en proclamer sa fin. Cette crise des subprimes 3.0 est avant un appel à la raison. Le métavers immobilier doit, paradoxalement, revenir à une réalité de marché et surtout prouver sa valeur ajoutée. Tout peut être envisagé : propriétés, hôtel, centres commerciaux, commerces; à condition de garantir une expérience utilisateur différenciante et solide. À cet égard, le secteur de l’immobilier n’est pas le seul à devoir relever ce défi. À bon entendeur !

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